|
Faut-il supprimer les syndicats ?
Pour la première fois en France, se tient le procès public des syndicats, où chacun peut :
- poster un commentaire sur le forum “Faut-il supprimer les syndicats ?”
- participer à la soirée théâtrale dans votre région
- venir échanger avec les acteurs économiques et sociaux
- donner son avis sur le site www.nouveaudialogue.fr
La CFE-CGC organise pendant le premier semestre 2012 un “road show” événementiel, unique en son genre et d’ampleur nationale ; la Confédération fait campagne dans toute la France pour “faire le procès du syndicalisme“, une manière de promouvoir la nécessité d’un “nouveau dialogue“.
C’est l’occasion pour la CFE-CGC de s’interroger et de vous interroger sur l’avenir du syndicalisme en France.
En Rhône-Alpes, la CFE-CGC a accueilli plus de 350 participants
au Procès de Limonest (69), le 10 mai 2012
Merci à tous pour votre mobilisation
FLASH - INFORMATIONS
Pour cette Journée du 8 mars 2012, la CFE-CGC Rhône-Alpes a souhaité laisser la parole à ces militantes et militants qui agissent tous les jours pour l'égalité entre les femmes et les hommes, et contre les discriminations.
A la question "Que représente pour vous la Journée de la Femme ?", voici ce qu'elles et ils ont répondu :
Marie-Line BRUGIDOU
Déléguée Nationale en charge du Réseau Equilibre CFE-CGC pour l'égalité professionnelle et la conciliation des temps de vie
" En ce 8 mars, journée internationale de la femme, la litanie des chiffres recommence : 20 %, 23 %, 27 %, 30 %... Ce sont les écarts salariaux entre hommes et femmes, constatés en France par des organismes spécialisés. Les médias s’emparent de plus en plus de ce sujet mais uniquement le 8 mars !
La CFE-CGC travaille sur l’égalité professionnelle toute l’année via les représentants de son Réseau Équilibre. La réduction des écarts salariaux qui vont de 20 % à 33 % selon les catégories socio-professionnelles est maintenant impérative (les femmes ingénieurs et cadres étant systématiquement les plus lésées !).
À la CFE-CGC, mars, sera le mois de l’égalité. La Confédération fera un état des lieux complet dans toutes ses instances (entreprises, confédération, fédérations, unions départementales et régionales) dans l’optique d’actions correctives partout en France via ses délégués syndicaux.
Il s’agit d’arrêter l’hypocrisie pour traiter en profondeur ce problème d’écart salarial. Mettons à la poubelle ce fameux décret du 7 juillet 2011 et négocions prioritairement sur les écarts de salaire et sur la promotion des femmes dans l’entreprise à tous les postes, jusqu’aux plus hautes instances dirigeantes. Ensuite, nous pourrons peaufiner encore plus les questions de conciliation des temps de vie pour les femmes et les hommes.
Des chiffres, des audits, des réunions, du bla bla, des articles de loi pour faire plaisir au patronat : la CFE-CGC dit STOP !
Agissons pour obtenir des résultats et vite, l’enjeu est majeur. "
Robert CARCELES
Délégué régional Rhône-Alpes du Réseau Equilibre CFE-CGC pour l'égalité professionnelle et la conciliation des temps de vie
Secrétaire Général de l'Union Régionale Rhône-Alpes CFE-CGC
Délégué Syndical Groupe Caisse d'Epargne
Elu Prud'hommes à Lyon, section Commerce
Membre du Conseil de la CPAM du Rhône
" Le 8 mars, journée de la Femme. Fête des Femmes, journée commerciale ?
Il s'agit d'une journée internationale de la Femme qui ouvre le débat sur de nombreux thèmes.
Mais ne nous égarons pas. Pour les représentants du personnel, cette journée doit s'inscrire sur les disparités constatées entre les Femmes et les Hommes dans le domaine professionnnel.
Malgré la succession de lois et tous les efforts déployés ces dernières années, elles restent encore non solutionnées dans de nombreuses entreprises.
Les freins rencontrés en entreprise se situent encore sur l'emploi, la rémunération, la formation, le temps de travail, l'évolution de carrière... Pour le personnel d'encadrement, la dénonciation du plafond et des parois de verre nécessite une attention particulière à l'analyse du Rapport de Situation Comparée.
Le 8 mars doit nous rappeler que les actions sur l'égalité professionnelle F/H, ne s'arrêtent pas après cette journée de sensibilisation. Continuons à écouter, agir, informer sur les bonnes pratiques et maintenir le dialogue social en fixant des objectifs réalisables. "
Myriam LONGUEVILLE
Conseillère en formation et coordonnatrice mission Handicap pour la délégation AGEFOS PME RHONE (1er OPCA interprofessionnel)
également représentante du personnel depuis 2004 : d'abord au CE présidente de la commission Egalité H/F, puis actuellement DS et DP Titulaire pour la CFE-CGC
appartient de plus au réseau EQUILIBRE de la CFE-CGC car en tant que femme, salariée cadre d'entreprise depuis 40 ans, par son vécu, elle est très sensibilisée depuis toujours par les problèmes de diversité, spécifiquement pour les Femmes, Seniors, statut parfois qui se cumule
aussi avec le Handicap.
"Je pense qu'une seule journée pour les FEMMES c'est important, mais pas suffisant et un peu l'alibi de notre société une fois par an comme une fête symbolique (fête des mères, des grands mères..) ceci est un peu stigmatisant !
parfois j'ai le sentiment que nous régressons un peu sur ce thème au regard des grandes avancées depuis les années 60
les femmes c'est un bon alibi de communication, surtout en campagne électorale ?! mais concrètement où sont les femmes à des postes clés
quelles sont les réelles avancées,
la réalité de l'indigence de notre pays des droits de l'Homme, (et la place de la Femme ?!)
lequel pays SE SITUE DANS LES DERNIERS RANGS DES PAYS DANS LE MONDE SUR l'EGALITE HOMME FEMME (139e ou 140 rang! n'est ce pas scandaleusement inoui ?)
et pourtant il y a des "militantes" au quotidien, mais semble-t-il on ne les respecte pas beaucoup dans leur individualité ni au regard de la force qu'elles représentent.
courage ne fuyons pas ! car on peut rêver d'un temps où on ne ferait plus le distingo du moins au plan professionnel"
Anne-Marie MOURER
Administratrice salariée représentant l’encadrement au conseil d’administration de GDF SUEZ, membre du Comité pour l’Ethique, l’Environnement et le Développement Durable.
Conseillère au tribunal des Prud’hommes de Lyon, section encadrement
"La journée de la femme c’est pour moi le rappel nécessaire sur la réalité de la persistance des inégalités entre les hommes et les femmes dans le monde du travail, des pratiques discriminatoires sur les écarts de salaires. C’est l’occasion de redire que les lois sont nécessaires mais pas suffisantes, que la crise économique fragilise les plus faibles et augmente les risques de retour en arrière ( précarité du travail féminin, temps partiel, bas salaires), qu’il faut repenser en profondeur l’organisation du travail avec une vraie politique de parentalité. La journée de la femme en 2012, c’est aussi l’occasion de redire que la seule égalité qu’il vaille c’est celle de l’égalité des chances, la parité ne réglera pas tout."
|