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Réseau Equilibre
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Les disparités hommes femmes devant la retraite |
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Dans une étude présentée le 7 Mars, l’INSEE dresse un bilan des inégalités entre hommes et femmes au moment de la retraite.
Parmi les générations actuellement à la retraite (nées avant 1944), les écarts de pensions entre hommes et femmes sont importants. En 2008, la pension d’une femme hors pension de réversion représentait 48% de celle d’un homme : 833 € contre 1723 €.
Les écarts de pension reflètent les inégalités du marché du travail :
Bien qu’en progression au fil des générations, le taux d’activité des femmes reste inférieur à celui des hommes (75% en 2010).
Pour les femmes de 25 à 45 ans, cette progression s’est fortement ralentie en raison des interruptions d’activité dues à la naissance. Pour ce motif, les femmes travaillent également plus souvent à temps partiel.
Nous constatons un double phénomène : une féminisation des postes de cadres mais aussi une féminisation des emplois non qualifiés dans le tertiaire.
Enfin, les salaires des femmes demeurent inférieurs d’environ 20% par rapport à ceux des hommes dans le secteur privé et de 15% dans le secteur public.
Le système de retraite ne compense pas les écarts de salaires :
Le système de retraite associe le niveau de pension à la durée de cotisation et au salaire de référence.
Le dispositif des droits familiaux liés aux enfants a pour effet de majorer la durée d’assurance.
Avec l’augmentation de l’activité féminine, les écarts de durée de cotisation devraient se réduire. Par contre, rien ne vient compenser les écarts de salaires.
Les écarts entre hommes et femmes persistent et des inégalités entre femmes apparaissent :
Selon l’INSEE, les écarts de pension entre hommes et femmes vont persister.
Les projections amènent à penser que le ratio entre le niveau de pension des femmes et celui des hommes atteindra 70% pour les générations nées dans les années cinquante puis 80% pour les générations nées dans les années soixante dix.
A partir de 2020, les femmes partiront à la retraite au même âge que les hommes. Actuellement, elles partent plus tardivement en raison d’une durée d’assurance inférieure.
Enfin, le système de réversion pourrait créer des inégalités entre femmes retraitées vivant seules selon qu’elles aient ou non été mariées.
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Journée de la Femme : paroles de militant(e)s |
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Pour cette Journée du 8 mars 2012, la CFE-CGC Rhône-Alpes a souhaité laisser la parole à ces militantes et militants qui agissent tous les jours pour l'égalité entre les femmes et les hommes, et contre les discriminations.
A la question "Que représente pour vous la Journée de la Femme ?", voici ce qu'elles et ils ont répondu :
Marie-Line BRUGIDOU
Déléguée Nationale en charge du Réseau Equilibre CFE-CGC pour l'égalité professionnelle et la conciliation des temps de vie
" En ce 8 mars, journée internationale de la femme, la litanie des chiffres recommence : 20 %, 23 %, 27 %, 30 %... Ce sont les écarts salariaux entre hommes et femmes, constatés en France par des organismes spécialisés. Les médias s’emparent de plus en plus de ce sujet mais uniquement le 8 mars !
La CFE-CGC travaille sur l’égalité professionnelle toute l’année via les représentants de son Réseau Équilibre. La réduction des écarts salariaux qui vont de 20 % à 33 % selon les catégories socio-professionnelles est maintenant impérative (les femmes ingénieurs et cadres étant systématiquement les plus lésées !).
À la CFE-CGC, mars, sera le mois de l’égalité. La Confédération fera un état des lieux complet dans toutes ses instances (entreprises, confédération, fédérations, unions départementales et régionales) dans l’optique d’actions correctives partout en France via ses délégués syndicaux.
Il s’agit d’arrêter l’hypocrisie pour traiter en profondeur ce problème d’écart salarial. Mettons à la poubelle ce fameux décret du 7 juillet 2011 et négocions prioritairement sur les écarts de salaire et sur la promotion des femmes dans l’entreprise à tous les postes, jusqu’aux plus hautes instances dirigeantes. Ensuite, nous pourrons peaufiner encore plus les questions de conciliation des temps de vie pour les femmes et les hommes.
Des chiffres, des audits, des réunions, du bla bla, des articles de loi pour faire plaisir au patronat : la CFE-CGC dit STOP !
Agissons pour obtenir des résultats et vite, l’enjeu est majeur. "
Robert CARCELES
Délégué régional Rhône-Alpes du Réseau Equilibre CFE-CGC pour l'égalité professionnelle et la conciliation des temps de vie
Secrétaire Général de l'Union Régionale Rhône-Alpes CFE-CGC
Délégué Syndical Groupe Caisse d'Epargne
Elu Prud'hommes à Lyon, section Commerce
Membre du Conseil de la CPAM du Rhône
" Le 8 mars, journée de la Femme. Fête des Femmes, journée commerciale ?
Il s'agit d'une journée internationale de la Femme qui ouvre le débat sur de nombreux thèmes.
Mais ne nous égarons pas. Pour les représentants du personnel, cette journée doit s'inscrire sur les disparités constatées entre les Femmes et les Hommes dans le domaine professionnnel.
Malgré la succession de lois et tous les efforts déployés ces dernières années, elles restent encore non solutionnées dans de nombreuses entreprises.
Les freins rencontrés en entreprise se situent encore sur l'emploi, la rémunération, la formation, le temps de travail, l'évolution de carrière... Pour le personnel d'encadrement, la dénonciation du plafond et des parois de verre nécessite une attention particulière à l'analyse du Rapport de Situation Comparée.
Le 8 mars doit nous rappeler que les actions sur l'égalité professionnelle F/H, ne s'arrêtent pas après cette journée de sensibilisation. Continuons à écouter, agir, informer sur les bonnes pratiques et maintenir le dialogue social en fixant des objectifs réalisables. "
Myriam LONGUEVILLE
Conseillère en formation et coordonnatrice mission Handicap pour la délégation AGEFOS PME RHONE (1er OPCA interprofessionnel)
également représentante du personnel depuis 2004 : d'abord au CE présidente de la commission Egalité H/F, puis actuellement DS et DP Titulaire pour la CFE-CGC
appartient de plus au réseau EQUILIBRE de la CFE-CGC car en tant que femme, salariée cadre d'entreprise depuis 40 ans, par son vécu, elle est très sensibilisée depuis toujours par les problèmes de diversité, spécifiquement pour les Femmes, Seniors, statut parfois qui se cumule
aussi avec le Handicap.
"Je pense qu'une seule journée pour les FEMMES c'est important, mais pas suffisant et un peu l'alibi de notre société une fois par an comme une fête symbolique (fête des mères, des grands mères..) ceci est un peu stigmatisant !
parfois j'ai le sentiment que nous régressons un peu sur ce thème au regard des grandes avancées depuis les années 60
les femmes c'est un bon alibi de communication, surtout en campagne électorale ?! mais concrètement où sont les femmes à des postes clés
quelles sont les réelles avancées,
la réalité de l'indigence de notre pays des droits de l'Homme, (et la place de la Femme ?!)
lequel pays SE SITUE DANS LES DERNIERS RANGS DES PAYS DANS LE MONDE SUR l'EGALITE HOMME FEMME (139e ou 140 rang! n'est ce pas scandaleusement inoui ?)
et pourtant il y a des "militantes" au quotidien, mais semble-t-il on ne les respecte pas beaucoup dans leur individualité ni au regard de la force qu'elles représentent.
courage ne fuyons pas ! car on peut rêver d'un temps où on ne ferait plus le distingo du moins au plan professionnel"
Anne-Marie MOURER
Administratrice salariée représentant l’encadrement au conseil d’administration de GDF SUEZ, membre du Comité pour l’Ethique, l’Environnement et le Développement Durable.
Conseillère au tribunal des Prud’hommes de Lyon, section encadrement
"La journée de la femme c’est pour moi le rappel nécessaire sur la réalité de la persistance des inégalités entre les hommes et les femmes dans le monde du travail, des pratiques discriminatoires sur les écarts de salaires. C’est l’occasion de redire que les lois sont nécessaires mais pas suffisantes, que la crise économique fragilise les plus faibles et augmente les risques de retour en arrière ( précarité du travail féminin, temps partiel, bas salaires), qu’il faut repenser en profondeur l’organisation du travail avec une vraie politique de parentalité. La journée de la femme en 2012, c’est aussi l’occasion de redire que la seule égalité qu’il vaille c’est celle de l’égalité des chances, la parité ne réglera pas tout."
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Journée de la femme : Paroles de militant(e)s |
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« J’espère apporter au CESE ma volonté d’un échange constructif basé sur l’écoute, la volonté de coopération, mais aussi de négociation ; mon expérience en entreprise me sera j’en suis sûre d’une grande utilité ! »
Newsletter CFE-CGC Le + syndical : Merci de nous accorder cette interview. Vous êtes depuis peu l’une des représentantes de la CFE-CGC au Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). Quelles sont les raisons de cet engagement au CESE ?
Isabelle Couturier : J’ai effectivement l’immense privilège de représenter au CESE la CFE-CGC et aussi ma Fédération de l’Agroalimentaire qui m’a fait l’honneur de me désigner à cette assemblée. Je suis déléguée syndicale centrale CFE-CGC dans mon entreprise Blédina et aussi conseillère prud’homale [à Villefranche sur Saône, Rhône]. Ainsi, être au CESE est une continuité dans mon parcours et dans ma volonté de vouloir être actrice, et non plus seulement spectatrice, de la vie politique et économique de notre pays.
Q : Et pourquoi à la CFE-CGC ?
R : Je me suis engagée relativement tardivement dans le syndicalisme ; la vie de famille et le travail ayant accaparé tout mon temps disponible au début de ma vie active.
La maturité venant, je me suis posée de nombreuses questions sur le sens de ma vie et les injustices acceptées en début de carrière me sont devenues inacceptables et le besoin d’agir inéluctable. J’ai donc eu la chance de rencontrer des militants CFE-CGC humanistes et passionnés qui sont toujours mes amis et qui m’ont donné cette réelle opportunité de passer le « Rubicon » et de ne plus être, enfin, un « mouton de Panurge » de plus… : ne pas avoir peur du conflit, être force de propositions dans son action syndicale pour faire bouger les idées reçues et surtout faire avancer notre cause : celle des salarié(e)s.
Q : Quelles sont vos missions au sein de cette délégation au CESE ? Et vos projets ?
R : Je suis membre de la section Agriculture, travaillant dans une société de l’agroalimentaire (Blédina – Groupe Danone), c’est par conséquent en totale adéquation avec mon parcours professionnel. Nous travaillons actuellement sur la prochaine Politique Agricole Commune (après 2013) car aussi bien au niveau de chaque pays de l’Union Européenne qu’au niveau européen des discussions et des réflexions sont engagées et le CESE représentant la société civile française* se doit de donner son avis sur ce sujet majeur à notre gouvernement et aux citoyens afin de pouvoir pleinement contribuer aux décisions définitives qui seront prises par la nation.
J’ai la volonté de travailler plus précisément sur l’emploi dans l’agriculture considérée au sens large (Amont – Aval : des exploitations agricoles en passant par les entreprises agroalimentaires et allant jusqu’à la distribution des produits). En effet, ces activités économiques ne peuvent être délocalisées ; elles sont génératrices d’emplois. Nous nous devons donc de défendre en premier la création d’emplois par la création de richesse, mais aussi les conditions de travail de ces salariés.
Enfin, je suis aussi à la délégation aux Droits des Femmes et à l’Égalité. Nous allons travailler sur la saisine gouvernementale relative à la dépendance des personnes âgées dans le prolongement d’une étude du CESE sur « La santé des femmes en France » et sur l’évaluation de l’application des dispositifs législatifs et conventionnels en matière d’égalité professionnelle et salariale.
Q : En tant que femme dans une telle institution qu’est le CESE, quel « petit plus » allez-vous apporter ?
R : Tout d’abord, il est important de préciser que le CESE est la seule des trois chambres parlementaires à avoir instauré dans ses statuts la parité de ses membres ! En tant que femme, mère travaillant et militante syndicale, je pense avoir une vision différente de celle des hommes mais complémentaire. J’espère apporter au CESE ma volonté d’un échange constructif basé sur l’écoute, la volonté de coopération, mais aussi de négociation ; mon expérience en entreprise me sera j’en suis sûre d’une grande utilité !
Je me dois avant tout de faire passer nos valeurs et nos engagements CFE-CGC dans cette assemblée de la République Française.
* Pour mémoire, le CESE est composé de 233 membres, 140 au titre de la vie économique et du dialogue social, 60 au titre de la cohésion sociale et territoriale et de la vie associative et 33 au titre de la protection de la nature et de l’environnement.
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Egalité Professionnelle : la CFE-CGC propose son expertise aux salariés de Rhône-Alpes |
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Le Réseau équilibre Rhône-Alpes CFE-CGC s’est réuni à Aix-les-Bains les 22 et 23 septembre 2009, pour construire un plan d’actions sur l’égalité professionnelle, à mettre en œuvre dans les entreprises de Rhône-Alpes.
Six tracts ont été construits, ils porteront sur la retraite des femmes, l’égalité salariale et la promotion professionnelle, le congé paternité, l’accès à la formation qualifiante, la conciliation des temps de vie, et pour que chacun puisse évaluer la situation de son entreprise : le Rapport de Situation Comparée (RSC). Ils seront diffusés à tous les salariés, d’octobre 2009 à mars 2010.
En effet, depuis la loi du 23 mars 2006, les entreprises sont soumises à l’obligation de corriger les écarts salariaux et de négocier sur la conciliation des temps de vie avant fin décembre 2010. Les adhérents, les élus et les délégués syndicaux de la CFE-CGC bénéficieront de l’appui des membres du Réseau équilibre (
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).
Les tracts seront téléchargeables (au format pdf) sur ce site internet au fur et à mesure du calendrier de diffusion :
- tract sur le RSC (version Salariés)
- tract sur le RSC (version IRP)
- tract sur la retraite des femmes
- tract sur l'égalité salariale et la promotion professionnelle
- tract sur le congé de paternité
- tract sur la formation qualifiante
- tract sur la conciliation des temps de vie
Contacts :
Robert CARCELES, Délégué Régional Equilibre Rhône-Alpes CFE-CGC
Karine LIGNIE, chargée de projets
Tél : 04 72 68 94 93
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Journée de la femme : un besoin d’action syndicale |
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Plafond de verre, discriminations, sexisme, stéréotypes... la condition des femmes dans la cité et dans l’entreprise mérite toujours l’action syndicale.
À l’occasion du centenaire de la journée internationale de la Femme le 8 mars, le Réseau Équilibre CFE-CGC - laboratoire d’idées sur l’égalité professionnelle et la conciliation des temps de vie - réaffirme son combat quotidien :
• À travail égal, salaire égal, comme la loi l’impose !
• Une retraite décente pour les femmes !
• Stop à la maternité « sanction » !
• Temps partiel choisi et non subi !
Précurseur de l’égalité professionnelle, la CFE-CGC milite pour le respect des droits des femmes. Elle rappelle au gouvernement et au législateur :
- son engagement pour « l’égalité salariale » entre les hommes et les femmes pour fin 2010,
- la mise en place d’une sanction financière de 1 % de la masse salariale pour les entreprises récalcitrantes. Cette somme pourrait être utilisée pour lutter contre les stéréotypes et aider certaines entreprises à mieux appliquer l’égalité professionnelle dans tous les domaines (accueil, aménagement du poste de travail, etc).
Vous voulez partager vos expériences ? Vous recherchez des informations ou un appui ? Le bon réflexe :
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